Vive le syndicalisme révolutionnaire, vive le 1er mai internationaliste !

Après notre congrès de l’Union Départementale en mars résolument tourné vers l’internationalisme de lutte de classe et de masse, ce 1er mai fut un succès de la classe ouvrière puisque plus de 500 travailleuses et travailleurs ont manifesté dans les rues de Montauban pour défendre leurs droits et notamment celui de prendre la retraite à 60 ans dans des conditions de vie digne. Plusieurs millions de travailleuses et travailleurs ont aussi manifesté au même moment dans les villes en France mais également à travers le monde !

En ce 1er mai, nous honorons l’anniversaire de la lutte des travailleurs migrants à Chicago en 1886 qui a constitué un jalon important de la classe ouvrière et un phare lumineux pour les luttes d’aujourd’hui et de demain, pour un travail stable avec des droits, la sécurité sociale, la santé et l’éducation publiques et universelles gratuites, une vie dans la dignité.

Aujourd’hui, la crise du capitalisme s’aggrave partout dans le monde, entraînant, la détérioration des conditions de travail et de vie, ainsi que l’aggravation dramatique de l’état de la planète et des inégalités sociales, de la pauvreté et de l’exploitation. Le grand capital et ses représentants politiques ont utilisé le prétexte de la crise capitaliste sous toutes ses formes pour s’attaquer aux droits démocratiques et syndicaux les plus fondamentaux, comme le droit de grève, de manifestation et d’organisation. Ils font tout ce qu’ils peuvent pour transférer les conséquences de la crise sur les épaules de la classe ouvrière, des retraités, des paysans et de la partie la plus pauvre des travailleurs indépendants.

Mais les travailleuses·eurs ne sont pas disposés à payer la facture. Ce message est entendu haut et fort sur de plus en plus de lieux de travail, dans de plus en plus de pays.

L’UD CGT 82 comme beaucoup d’autres organisations syndicales et notamment à travers de la FSM sont à l’avant-garde de ces luttes, exigeant la satisfaction des besoins des travailleuses·eurs à tous les niveaux : salaire, emploi, soins de santé, éducation, culture. Notre sécurité sociale est attaquée depuis des années par les gouvernements successifs au botte du patronat. Cette institution conquise et gérée au départ par et pour les travailleuses·eurs est pourtant garante de l’accès aux besoins fondamentaux de la population pour pouvoir vivre dignement et sans crainte de l’avenir. Nous renforçons notre opposition à la marchandisation et aux politiques anti-travailleurs. Notre classe dont les femmes travailleuses en lutte souffrent d’une double exploitation. Agissons pour l’égalité des droits quel que soit le genre dans notre classe ! Dans la même direction, nous poursuivons notre lutte en faveur des jeunes qui sont toujours les premières victimes de la crise capitaliste et des travailleuses·eurs venant d’autres pays pour fuir la misère et qui sont exploités comme main-d’œuvre bon marché. Exigeons des salaires dignes pour tous les travailleurs quel que soit le secteurs d’activités de la classe ouvrière ainsi que des revenus qu’issus de la création de richesse pour tous les travailleurs privés d’emplois par le patronat et des pensions décentes pour les travailleurs en retraites, les invalides, les travailleurs en situation de handicap.

Ces luttes doivent être menées inébranlablement et sans relâche, malgré l’accentuation de la répression du gouvernement et de son autoritarisme, avec malheureusement la tolérance voire la collaboration de dirigeants syndicaux, des syndicats dits partenaires sociaux qui ont capitulé et qui accompagnent les ordres du capital.

Le 1er mai, nous manifestons par millions dans le monde entier pour défendre la coopération et la solidarité entre les travailleurs·euses de tous pays.

Nous réitérons notre ferme solidarité internationaliste avec les peuples qui souffrent.  Nous exigeons la fin du génocide en Palestine, l’élimination de toutes les guerres impérialistes, le désengagement et le démantèlement de l’OTAN et de toutes les coalitions militaires, ainsi que l’abolition des armes nucléaires. Nous intensifions notre lutte pour garantir l’autodétermination des peuples indépendamment des puissances impérialistes pour vivre en paix dès aujourd’hui et dans leur avenir.  Nous luttons pour mettre un terme aux guerres économiques et aux sanctions qui servent à promouvoir les intérêts impérialistes étrangers dans des pays souverains et indépendants. Nous exigeons la fin immédiate des embargos criminels contre Cuba. Nous exigeons avec tous les travailleurs et les travailleuses du monde menacés par la guerre commerciale, la mise en place de coopération internationale entre les pays, basé sur les droits sociaux et environnementaux.

Nos armes les plus puissantes sont l’INTERNATIONALISME et la SOLIDARITÉ. Aucun travailleur ne doit se sentir seul.

Toute division des travailleurs et travailleuses ne sert que le capital.

Au nom de l’économie de guerre, le gouvernement et les médias à la solde des tenants du capital expliquent à longueur de temps aux salarié.e.s français.es et européen.ne.s qu’il faut qu’ils fassent des sacrifices, qu’ils renoncent à leurs droits, et aux services publics ;

MACRON, ta guerre on n’en veut pas ! NOUS VOULONS LA PAIX !

Le seul combat qui doit être mené est celui qui permettra de vaincre le chômage, la précarité, la misère, les injustices et les inégalités sociales !

A l’opposé, nous voulons réduire le temps de travail. Nous refusons de travailler jusqu’à 64 ans, nous continuons d’exiger l’abrogation de la réforme des retraites et nous refusons la capitalisation. Nous le voyons avec la politique aberrante de TRUMP, la bourse américaine tremble ce qui a comme première conséquence l’effondrement des fonds de pension qui finance les retraites américaines !

Au lieu d’une surenchère guerrière, c’est notre démocratie qu’il faut renforcer face aux ingérences étrangères capitalistes et aux tentatives de déstabilisation des milliardaires. Il faut donner à nos services publics, à nos écoles, à nos hôpitaux et nos universités les moyens de fonctionner. Les services publics comme l’énergie, les transports et la communication doivent être immédiatement retirés des marchés financiers qui ne visent qu’à détruire nos conquis sociaux. Il faut définir une politique pour planifier la rénovation et l’implantation d’industries en fonction des besoins fondamentaux de la population et non la maximisation des taux de profits. Notre société ne peut fonctionner sans lien entre services publics et industries. Pourtant, les plans de licenciement sont légions et les pertes d’emplois qui en découlent mettent en totale précarité une grande partie de notre classe tout cela pour augmenter les dividendes des actionnaires qui battent chaque année des records. Les extrêmes droites surfent sur des discours démagogiques et sur les difficultés à finir les fins de mois. Par ces discours, en + de ne plus finir le mois, nous ne pourrons plus finir notre vie …

Aux États-Unis, en Argentine, en Turquie, en Serbie, en Israël, en Belgique ou encore en Grèce, partout dans le monde les travailleurs et travailleuses ainsi que les étudiants et étudiantes se mobilisent pour défendre la démocratie et exiger la justice sociale. Les périls sont immenses, mais notre force l’est encore plus.

Pour exemple, l’ appel à la grève de 24h du syndicat de classe grec le PAME, la deuxième en Grèce depuis le début de l’année, a paralysé l’économie le 9 avril, pour revendiquer, entre autres, une augmentation des salaires et l’amélioration substantielle des conditions de vie et de travail.

La mobilisation a notamment perturbé les transports aériens, maritimes et ferroviaires ainsi que les moyens de transport urbains, Écoles, tribunaux, banques et services publics ont également été très fortement impactés par la grève.

Ecrasé par plus de dix ans d’austérité brutale et imposée de force par l’UE et les différents gouvernements libéraux, le peuple grec continue de souffrir. Très bas salaires, forte inflation, dégradation des services publics élémentaires… et un effort massif de réarmement tous azimuts (+ 25 milliards) décidé par le gouvernement il y a quelques semaines.

Cette grève générale fait d’ailleurs suite à celle du 28 février où des millions de Grecs étaient entrés en grève, avec des centaines de milliers de manifestants à travers le pays –l’une des plus grandes mobilisations des dernières décennies. Ces luttes et grèves démontrent l’ampleur de la colère qui doit continuer de s’organiser sur les lieux de travail.

Rien n’est écrit d’avance et c’est notre mobilisation qui fait la différence. Soyons au rendez-vous. Paix, Pain, libertés, justice sociale ! 

LA CGT du Tarn et Garonne, à l’occasion de cette Journée internationale des travailleuses·eurs, transmet ses salutations chaleureuses, internationalistes, militantes et de classe à tous les travailleurs en lutte et à tous les syndicats militants qui mènent inlassablement et avec détermination la lutte quotidienne pour la dignité, pour la satisfaction des besoins de la classe ouvrière et des couches populaires. Nous intensifions nos actions communes dans tous les secteurs, dans tous les pays, sur tous les continents, pour, une société libérée de la barbarie capitaliste et de son exploitation de l’humain et de la planète

Ces réalités nous les subissons de plein fouet dans ce pays, la lutte que nous menons pour la retraite à 60 ans avec 37 annuités en est la parfaite illustration. Des solutions existent pour permettre à tous et toutes de travailler moins et mieux. Les moyens existent pour que nous puissions tous et toutes vivre dignement du travail.

  • Doit-on rappeler les 80 milliards d’exonérations de cotisations sociales pour les grandes entreprises, les 150 Milliards de fonds de réserve pour les retraites.
  • Doit-on rappeler le recul des salaires et cotisations sociales dans le PIB estimé à plus de 250 Milliards d’euros par an.
  • Doit-on rappeler le coût pharaonique de l’évasion et fraude fiscale représentant plusieurs centaines de milliards par an, ce sont autant de richesses qui ne profitent plus aux travailleurs et travailleuses

En effet, il n’y a pas d’argent magique, cet argent est le fruit du travail de l’ensemble des travailleurs ici et dans le monde et c’est cet argent que nous volent les capitalistes de tout bord avec la complicité des gouvernements à leurs ordres. Ce vol, cette spoliation est organisée et mis en œuvre par le patronat et les gouvernements libéraux et d’extrême droite. Leur richesse dépend de notre précarité, depuis plusieurs années le nombre de travailleurs et travailleuses pauvres dans ce pays n’a eu de cesse d’augmenter avec une nette progression depuis l’ère Macron, mais ce constat est vrai partout dans le Monde prouvant que Macron n’est qu’un valet aux ordres du capital.

Pour rappel, au Parlement, une alliance de circonstances, du RN au PS en passant par la Macronie et la droite, a adopté au début de l’année un budget pour 2025 prévoyant une cinquantaine de milliards d’euros de coupes budgétaires 

Macron, le faux Mozart de la finance et véritable Monsieur Mille-milliards-de-Dette, poursuit, avec ses amis et complices de tous bords jusqu’à d’extrême-droite, les mêmes politiques en faveur du seul grand patronat.

Pour stopper cette politique et pour conserver notre modèle social et développer nos droits et nos services publics, à contrario de ce que prône l’extrême-droite, il est impératif que nos organisations CGT s’engagent dans cette bataille, contre l’union sacré, qui au travers des décisions budgétaires, reflète un choix irréconciliable de société : qui prioriser ? Nos vies ou les profits des capitalistes ?

Notre syndicalisme CGT, unitaire et révolutionnaire, porte une perspective de transformation sociale et radicale qui s’articule avec une action quotidienne de défense des intérêts des travailleurs. La nécessité du moment exige une grande lucidité. Nous avons besoin d’une explosion sociale, d’un syndicalisme CGT offensif et radical, de grèves sur tous les lieux de travail pour bloquer l’économie, les occupations des lieux de travail, l’appropriation des outils de production pour rendre le pays ingouvernable, pour les patrons comme pour le président de la République, dans l’objectif de gagner sur l’ensemble de nos revendications, tant sur nos droits sociaux que sur nos libertés politiques et syndicales, dont celle du droit de grève.

Ce que nous voulons, c’est un renversement complet de l’ordre social, c’est-à-dire la prise en main du destin de pays par celles et ceux qui le font vivre : les travailleurs et les travailleuses. Cette conquête politique du pouvoir, avec la nationalisation des outils de production sous la direction et le contrôle ouvrier des entreprises et services, est la seule manière pérenne et efficace pour imposer la réponse aux besoins de la population, sortir du capitalisme prédateur, et ouvrir un nouveau chemin pour les peuples.

Oui, il faut protéger la France ouvrière et tous les travailleurs et travailleuses. Ces derniers sont en état de légitime défense devant la guerre que lui mène le patronat français et toutes les multinationales.

Notre protection passe, en premier lieu, par l’expropriation, sans conditions, de toute l’économie pour la « retirer » du marché, la rupture avec le capitalisme et l’exploitation de l’Homme par l’Homme, et la réponse directe aux besoins des populations

Battons-nous pour rejeter l’austérité et la division et pour promouvoir le progrès et la justice social ! 

NON aux économies de guerre – OUI à la lutte de classe

Leurs profits ou nos vies – imposons la paix révolutionnaire !

L’espoir réside dans la lutte des peuples,

Vive le syndicalisme révolutionnaire, vive le 1er mai internationaliste !!!

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