Mardi 20 mai, reprise de la grève !
Après la grève en décembre 2024 et le protocole d’accord signé entre l’employeur Praxis et les grévistes, les dirigeants de cette société ont méprisé les salariées en ne respectant pas les termes de cet accord. Ils ont continué à ne pas payer la totalité des heures effectuées, rémunérant ainsi les employées à la tâche et à leur bon vouloir sur des temps plus que partiel comme au début du 19ème siècle.
Malgré les tentatives de division de la part de la direction, ces travailleuses aux cultures diverses ont continué à se battre ensemble contre ce patron voyou. Elles ont décidé de reprendre un mouvement de grève, le mardi 20 mai.
14 grévistes unies et déterminées pour dire STOP à cette exploitation revendiquant :
- Le paiement intégral des éléments de salaire,
- L’arrêt immédiat des pressions, intimidations et menaces,
- La revalorisation de leur contrat de travail pour sortir du temps partiel subi.
La société Praxis n’a pas voulu négocier avec les grévistes . Au bout de quelques jours, elles ont pu dialoguer avec le donneur d’ordres pour trouver une solution.
Malgré les embauches illégales pour briser le mouvement de grève, les salariées en lutte sont allées jusqu’au bout pour gagner :
- L’arrêt de la sous-traitance avec Praxis,
- L’embauche des salariés avec une autre entreprise prestataire sans aucune perte,
- Une période de transition sans pression de la part des dirigeants de Praxis.
- Une réévaluation de leur contrat.
Ces salariées mobilisées ont retrouvé leur dignité en obtenant satisfaction sur une partie de leurs revendications. Elles relèvent maintenant la tête avec le poing haut pour la reprise du travail votée à l’unanimité sur le piquet de grève lors de la dernière Assemblée Générale.
Leur combat continue avec la CGT contre la société Praxis auprès des tribunaux compétents pour faire valoir leur exploitation illégale pendant toutes ces années.
Elles ont gagné mais resteront toujours organisées avec la CGT pour faire face à un patronat décidé à profiter de la richesse créée par les travailleuses et travailleurs.